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Traduction d'un poème en patoisde NORIB (1861-1941)qui mourut
A Lagazelle d'Anglards de Saint-flour ou je suis restéde1943à1949!
L'année en cours qui fuit n'a pas été sereine
Pour les pauvres petits paysans malheureux
Qui piquent dans leurs champs,des vaches,pas des boeufs,
En vieux sabots crottés et pantalons de laine.
Ils travaillent tout l'an et six jours par semaine
Dans le froid de l'hiver,sous le soleil de feu,
Ruissellent de sueur,sans rien cueillir,mon Dieu.
Un soir du mois de Juin,est passé sur la plaine,
En venant du midi,une nuée affreuse
D'éclairs et de tonnerre et de grêle hargneuse
S'acharnant sans pitié sur les champs de blé vert;
Et tout fut massacré,paille,grain,espérance.
Tous mes voisins pleuraient,leur peine était immense.
Car le pain qu'on achète est toujours plus amer!
Texte de <<La Cabreta>>n°153-Printemps 1999
4-Bis Rue Maréchal Ney,15000 Aurillac
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