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J'ai déposé plus de mille de mes pensées
Dans les couloirs chauds des beaux souvenirs
Mais les vents de l'oubli viennent les faire fuir.
Et beaucoup, des plus belles s'y sont égarées.
Je m'en rends compte, le temps se joue de moi.
Et qu'il nest pas bon de vouloir se retourner.
J'ai beau me battre, tout vient en moi s'éffacer
Mémoire qui fuit, gommant trop de mes autrefois.
Que dire de ces beaux refrains, adorés fredonner
Qui ne viennent plus , à regret, parfumer ma gaité.
Je me rends compte de cela, mais que puis je changer?
Il est une évidence et je dois bien en doute l'accepter.
Je ne me souhaite pas devenir ce que mes yeux voient
Abruti devant une télé, le coeur enveloppé de nuit
Malade des temps modernes, seul, à en crever d'ennui.
Solitude humainement mortelle, où tant de vieux se noient.
Toi mon corps, ne perds plus tes repères du temps!
Gardes tes souvenirs, tous, même les plus cruels;
Tes senteurs, tes sons de ces années de merveilles
Te souvenir encore et toujours de tes anciens printemps.
Je fais beaucoup d'efforts, au grè de mes errances
Pour remonter sans cesse au coeur de mes saisons
M'abreuver à l'image douce d'une lointaine passion
Avant que mon futur ne devienne page trop blanche.
Mon regard voilé, en quête des sublimes moments
Qui s'effondre, creusant un trou dans la désespérance
Faisant de ces beaux jours un creuset d'ignorance
Jetant mes espoirs en pâture aux cerbères du temps.
Patrick
mes Jeux de mémoire
Mars 2009
http://www.youtube.com/watch?v=5l0ytUxNh2s 
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