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...Sur des rimes imposées :
Présent dans mon exil, depuis toujours je l'aime
Ce pays généreux qui fêta mes vingt ans.
Lorsque je l'ai quitté, le petit matin blême
Voilait sur mon chagrin l'écharpe du printemps.
Ils dorment à jamais dans le vieux cimetière,
Mes parents bien-aimés, sous leur enclos fleuri.
Sur eux j'irai pleurer, car ma peine est entière,
Avant que, sur le roc, leur nom se soit flétri.
Au fond du ciel brumeux quand le soleil décline,
Parfois mon coeur s'évade et, scrutant l'horizon,
Je fixe mon regard au flanc d'une colline,
Où l'hiver voit fumer le toit de ma maison.
Je repense aux Noëls : sous la neige qui tombe
Ma mère tient ma main... Je sens son doux baiser
Qui m'effleure un instant, oublieux de la tombe
Où j'irai, près des miens, au soir me reposer.
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