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Transcendance (terza rima)
Si la montagne est femme au ventre de rocaille,
Je suis son amoureux et caresse son flanc :
Convoitant son ubac, je lui livre bataille.
Elle suit, impavide en son capuchon blanc,
L'effort démesuré d'un soupirant futile
Qu'elle accable sans mot de son mépris cinglant.
Le vertige me guette en ma quête subtile
Lorsque ma main viole avec ténacité
La crevasse qui s'ouvre en une bouche hostile...
Si je glisse les doigts c'est par nécessité
Dans le cocon rugueux d'insensibles entrailles
Que ne semble émouvoir tant de duplicité.
Ma lame dans la glace imprime ses entailles,
Elle affirme ma prise et me guide au sommet
Vers l'instant radieux de brèves accordailles.
Il faut qu'au bout du jour, si le ciel le permet,
J'étreigne avec ferveur, dans une ultime trêve,
La cime vierge encore au front qui se soumet,
Pour qu'elle enfante au soir la splendeur de mon rêve.
Mona
T
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