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Une branche fût ma mère et mon amphitryon
Sa sève m’a nourri quand j’étais embryon
Avant de m’épanouir de livrer mon parfum
Elle m’a serré contre elle endormi tout l’hiver
Ma couvé tel un œuf dans mon bel habit vert
M’a parlé tendrement comme font les séraphins
Avant que je m’envole comme un aéroplane
Sa voix fut dans la nuit mon seul fil d’Ariane
Cette voix qui enchante quand je ferme les yeux
Cette musique douce frisson d’eau sur la mousse
Qui me fermait les yeux quand je suçais mon pouce
Je l’entends qui me chante des mots mystérieux
Divine poésie dont le parfum floral
Répand dans toutes les têtes son ambiance musicale
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