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Le Phénix
Dans la nuit de nos nuits clignote l'espérance
Comme un astre mourant sur un monde endormi
De lourds nuages noirs la voilent à demi
Opaques et ventrus, chargés de malveillance.
Mais un oiseau furtif apparaît au couchant
Il est d'abord ténu comme la feuille morte
Mais qui peut mesurer les espoirs qu'il apporte ?
Saurons nous déchiffrer le secret de son chant ?
C'est un oiseau de vent, de tonnerre, de pluie
Aux plumes de rubis, de jade, de cristal
Aux prunelles de feu, aux serres de métal
Apportant avec lui la paix et l'embellie.
Il se pose soudain dans toute sa splendeur
Et il chante pour nous une chanson si belle
Que le ciel s'éclaircit et, comme une étincelle
S'allume de nouveau la flamme du bonheur.
Phénix aux ailes d'or, oiseau de délivrance
Tu viens chanter pour nous du fond des infinis
Pour nous les égarés, les perdus, les bannis
Oh toi l'oiseau rêvé des jours de notre enfance .
Que ton chant soit pour nous la céleste ambroisie
Qui ramène la vie dans le coeur de la mort
Oh chante le bien clair, oh chante le bien fort
Ton chant intemporel, Oiseau de Poésie !
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