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Le soleil absent
Se gare du vent
Tend de gris nuages
Les îles sauvages.
Le port
Est mort.
La mer remue,
La plage est nue.
La vague, au bord
Sejette et mord.
La rive
déclive
Semée en copeaux
D'épars roseaux,
De l'assise instable
Burine le sable
Au pas,
Tout ras!
Jamais préssée,
Jamais lassée,
C'est le festin
De son destin!
Sur la jetée
Haut érigée
Hiissaht des blocs
Tirés des rocs,
Dinosaures
Des Maures,
Pendue au fond
De l'horizon,
A quelque érine,
La grue incline
Et lève,enl'air
Son bras de fer.
Parmi des coques
En défroques
Un bateau blanc
Sous un palan...
Nargue
la vague.
Il est au sec,
Chinois ou Grec,
En cale sèche:
Adieu...la pêche!
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