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Par le feu qui me brûle en son ultime braise,
Je voudrais de l'amour exalter la splendeur...
Mais le souffle englué dans la pesante glaise
Ne daigne m'inspirer de sa féconde ardeur.
J'ai dérobé la plume à l'oiseau du silence,
Sur l'aile de la muse il passait, par hasard,
Mais je n'ai réussi, malgré mon insolence,
Qu'à décrocher la rime aux grelots du bazar.
Lasse de pourchasser quelques vagues chimères,
Pour traquer dans l'espoir la détresse des mots
Dans mon coeur j'ai puisé les paroles amères
De fugaces douleurs aux ignobles complots...
Ma lyre s'est brisée et l'oiseau qui s'enfuit
Au ciel s'en est allé dessiner son emblème :
Avec des rayons d'or et des perles de nuit
L'aiguille du matin brodera le poème.
Mona
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