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Si tu veux une fable, je réponds aussitôt…
Veux-tu que je te serve un poème plutôt ?
Ô magnifique Muse, toi qui soignes tes maux
Et tempère ton esprit en t’abreuvant des mots,
Communie à ceux-ci avant que je visite
La capitale anglaise puisque tu m’y invites ;
Le Pâris que je suis, sera le bienvenu
Et ainsi seras-tu pour Ménélas perdue !
Hélène trop de gens, insensibles à mes vers,
Fussent-ils fruits d’une plume, au talent discutable,
Ne m’empêcheront pas de jouir d’Apollinaire
Que nous lisions ensembles, ô journées mémorables,
Au temps où nous passions la plupart de notre temps
À jouer de raison et en nous excitant,
De notre condition, observer le marasme,
De la consternation, parvenir à l’orgasme !
Un poète à sa muse, ne saurait faire la cour,
Mais permets-moi du moins, de te dire l’amour
Qui m’anime en ces lignes et tu le sais Hélène :
Je ne saurais pas dire à quel degré je t’aime !
Joël Heirman...
à Hélène...
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