|

Les abeilles en un balai, volaient en ce juillet,
De fleur en fleur, du doux nectar, se repaissaient
Et dans la ruche coulait le miel des alvéoles
Qu’elles sécrétaient comme le veut le protocole.
Elles ne cessaient de travailler chaque journée
Et de la ruche aux fleurs, enchaînaient les tournées
Sans le souci de faire à leur reine la cour ;
Leur vie est courte et réduite à quarante jours.
Et quand le soir s’achève enfin le dur labeur,
Le miel est prélevé par un apiculteur.
Une simple leçon, me vient pour cet état ;
Dans toute société, on trouve ce constat :
Le monde se scinde hélas en deux catégories
Une n’a que la peine et l’autre a les profits.
Joël Heirman
|