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PHOENIX DES BEAUX JOURS
Tu es partie… Ce fut violent ; quel ouragan !
J'attise encor le feu de nos plaisirs d’antan
Et dessine sur les marbres, du bout de mes doigts
Ta voix et ton odeur ; mes joyaux d’autrefois.
Jamais plus mois de juin et les foins qui fermentent
Ne m’enivreront l’âme transie dans sa tourmente…
Je crie : « On ne meurt comme on n’aime qu’une fois !»
En exhumant passé et ses instants de joie…
Nous empruntions sereins des chemins sinueux,
Qu’offrait un jour béni en ces temps délicieux,
J'illustre le remord de nos amours mort-nées ;
Tu liras dépitée ce sonnet destiné ;
Il serait si commun de lier le mot spleen
Avec la mélodie de ton prénom, Céline*.
Joël Heirman
* prénom faussé par discrétion
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