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Je suis le clope du poète
Qui au moment de composer,
Enhardit l’esprit de l’esthète
Qui mire ma fumée danser
Et, ainsi sur la page blanche,
Dans cet entrain fort inspiré,
Les mots les vers, en avalanche
Sur le papier, ô volupté,
Chancellent-ils si merveilleux,
Eprouvent la chair jusqu’au sein…
Le poète de mieux en mieux,
Tape la cendre, lie les quatrains ,
Comme par un automatisme,
Naît de la plume l’onirisme.
Joël Heirman
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=joelheirman
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