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Un paysage rude et beau, de grandes tours
Et un désert sans fin. Souviens-toi, troubadour,
Tu me chantais l’amour, j’ai oublié la peine.
C’est grâce à toi ce soir que je reste sans haine.
Parce qu’il n’y a pas de vie sans amertume,
Parce que nos amours se perdent dans la brume
Et qu’au pied de ces tours dorment nos souvenirs,
Parce qu’il n’y a pas de jamais sans mentir...
Tu sais, je t’ai cherché dans toutes les croyances,
Là où l’on se croit fort à force de souffrances,
Là où l’on se croit grand à force de colères…
Tu sais, je t’ai cherché dans toutes les lumières.
Je me souviens d’un ciel qui n’hébergeait personne
Et de mille soleils et de voix qui résonnent.
Toi, tu chantais l’amour et c’est grâce à cela
Que la haine ce soir ne me dérange pas.
Un paysage dur et beau comme une mer.
Son image est gravée dans mon cœur comme au fer.
Je ne m’arrêterai qu’au bout de mon voyage,
Je ne cesserai pas d’y puiser mon courage.
J’ai l’âme éparpillée à tous les univers
Et tant de souvenirs que mon être s’y perd.
Mais je sais, troubadour, roi du pays des songes,
Qu’il n’est pas de jamais ! qui ne soit un mensonge.
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