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Les hommes les effeuillent comme on pince une oreille
Elles se plient à leurs vœux à toutes leurs exigences
Elles se montrent solides malgré les apparences
Elles ne pleurent, ni ne saignent et leur forme émerveille
Le bon vent qui les berce bien souvent les renverse
le soleil généreux peut être aussi cruel
la douce pluie du ciel quelques fois les transperce
avec force et constance elles nous restent fidèles
Quand elles se livrent à nous elles nous prient d’être doux
Elles veulent être honorées autant que l’art ou l’or
et leur regard humide charme avec innocence
Les fleurs sont femmes elles tremblent pour leur nudité
Les hommes s’en amusent autant que des joujoux
Et pourtant les admirent autant que des bijoux

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