|
Aujourd'hui, un reste de ciel est orphelin;
Il cherche, en vain, la trace du bleu azur.
Entre deux éboulements de nuages, peu sûr!
Dans ces fouillis d'un Mars, capricieux, mutin.
Des giboulées fortes, hostiles, qui contrarient;
Harcellant sans cesse mon mauvais esprit.
Nature bien désoeuvrée, subissant l'assaut!
Rameutant d'un nord ouest les trombes d'eau.
Bourrasques ivres de vent aux pluies glacées
Détrempe l'humeur dans mon Pas de Calais.
Mon Artois subit une trop pisseuse météo!
Je pense à vous ,au sud,où il fait plus beau.
Mais je suis d'ici et j'appartiens à ce pays;
Perché tout là-haut, j'y finirai, je crois, ma vie.
Un caractère forgé, dans ces Hauts de France
Où l'humilité des gens est une référence.
Forces et faiblesses, dignes comme les beffrois!
Savoir courber le dos, pour encore marcher droit.
Aujourd'hui, comme hier, le ciel est orphelin
De grandes ombres brunes, rampent au loin
Celles de ces terrils, cicatrices d'un destin!
Vertigineuses pyramides, posées par l'humain.
Usures d'hommes, fiers, galibots puis vieux
Le passé c'était hier, et ça c'est tant mieux.
Ici, l'air semble suspendu dans mes souvenirs
Le mouvement s'arrête, devient vide, froid.....
Patrick 26 mars 2009
l'image en dessous est celle des deux terrils jumeaux
à Haillicourt dans le 62, qui font partie de
la chaîne des terrils en Nord

|