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Les asphodèles
Victor Hugo, jadis, le chantait dans ses vers
Ce frais parfum sortant des touffes d'asphodèle
Aux champs de Galgala près des salins amers
Du Jourdain avec le jujubier et l'immortelle.
Ce frais parfum sortant des touffes d'asphodèle
J'en rêvais bien souvent quand j'étais un gamin
Que ces fleurs inconnues, alors, me semblaient belles
Je croyais leur parfum plus doux que le jasmin !
J'en rêvais bien souvent quand j'étais un gamin
Mais ce n'est que plus tard que j'en vis de réelles
Car je vivais en ville et la mer était loin
Il fallut pour cela bien des saisons nouvelles.
Mais ce n'est que plus tard que j'en vis de réelles
Dans la garrigue en fleur au sortir de l'hiver
Pas de parfum, hélas, mais qu'elles étaient belles !
Victor Hugo, jadis, les chantait dans ses vers...
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