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le jeudi 02 avril 2009, à 16:41. Posté
par alain
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On la connaît l’histoire
On l’a déjà vécue
On en pourrait parier
Quelle sera la fin
Et puis tant va la cruche
Et puis tant va de l’eau
Toutes les roses meurent
D’avoir été trop belles
Cinquante ans que je tourne
En ma prison de vers
A quoi rime de vivre
Si je ne rime en toi
J’écris j’écris je tâtonne et j’écris
Je voudrais reposer
Dormir enfin Dormir à plein poumons
Dormir jusqu’à la fin des rêves
On dira ce qu’on veut
Le sable est émouvant
La terre trop sensible
Et le temps terriblement le temps
S’acharne sur nos chairs
Au bout du quai des brumes
S’en va le cargo gris
Et dansent dans son sillage
Les poissons du destin
Yaël
Serait-ce enfin toi
L’île à demi rêvée
Dans l’abri des brouillards
Où des oiseaux vêtus de couleurs à crier
Se jouent de cocotiers arrondis
Comme des cuisses de femmes
Serait-ce enfin toi
L’île à dormir debout
Dans des embruns d’extase
Moi qui sais des soleils
Aux sourires d’opale
Plus tard beaucoup plus tard
Quand la robe du soir scintillera de fait
Sur le sein blanc du monde
Je te dirai l’espoir
D’aimer infiniment
Jusqu’à la fin des rêves
Jusqu’à la grande éclipse imposée des paupières
31 mars 09
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commentaire ( 1 ) (Ajouter un
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alto le jeudi 02 avril 2009, à 20:31 très beau!beaucoup de rêve apporte un peu, beaucoup de réalité! |
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