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Laisser aux ombres la folie du silence
Étouffer enfin les démons de l'absence...
Assis sur le quai d'un printemps sans été
n'être de l'automne que patience d'hiver,
naitre et dans un rêve s'embarquent les chimères
qu'engendre adolescence aux songes de beauté.
Laisser en la mémoire inondée de lumière
ces bribes étranges sous les closes paupières...
Douceur d'un regard qui mène à l'enivrance
ne plus toucher terre oublier l'éphémère
contraindre le hasard d'une amoureuse transe
et s'enivrer aux éthers qu'ignore l'enfer.
En sa voix la prière et la douce espérance
quand l'âme se berce et que l'esprit s'affaire
à se demander, là, pour la voir comment faire
sans pouvoir avouer la peur d'une romance
Effleurement d'un geste où par inadvertance
se frôlent deux mains en une presque caresse,
et remettre à demain, résigner d'impuissance
l'affleurement des mots qu'emprunte maladresse.
Laisser en la mémoire inondée de lumière
ces bribes étranges sous les closes paupières
Laisser aux ombres la folie du silence
Étouffer enfin les démons de l'absence
Assis sur une voie pour d'autres en partance...
N'hésitez pas à laisser critiques, remarques, impressions et/ou commentaires... Merci.
http://louisengival.skyrock.com/
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