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'La justice' : Guy Dumoulin:http://poesie.com.free.fr
Au dernier « Printemps des Poètes », à Paris
Un jeune slameur déclamait sa douleur d’un cœur meurtri
Devant l'inégalité entre noirs et blancs aujourd’hui
Ses paroles pouvaient laisser croire qu’il était aigri
Voir même un peu raciste
Mais il n’en était rien, il était seulement triste…
De voir, malgré la victoire des abolitionnistes
L’homme noir doit encore courber l’échine
Trimer même pour nourrir sa famille
Ses paroles pouvaient laisser croire qu’il était aigri
Voir même un peu raciste
Mais il n’en était rien, il était seulement triste…
De voir son vieux père travailler, du matin au soir
Dans l’usine du père d’un petit camarade blanc, François
A faire le sale boulot réservé aux travailleurs noirs
Ses paroles pouvaient laisser croire qu’il était aigri
Voir même un peu raciste
Mais il n’en était rien, il était seulement triste…..
Que sa mère nettoyait les WC des bureaux du père de François
Qui lui disait, c’était quand même mieux que de faire le trottoir
Que c’était une place en or que d’autres aimeraient avoir
Ses paroles pouvaient laisser croire qu’il était aigri
Voir même un peu raciste
Mais il n’en était rien, il était seulement triste…
Quand sa mère rentrait en bus, tard le soir
Tandis que la mère du petit François
Roulait devant dans sa belle Jaguar
Ses paroles pouvaient laisser croire qu’il était aigri
Voir même un peu raciste
Mais il n’en était rien, il était seulement triste…
De constater chaque jour, en rentrant chez lui,
Que même les murs étaient devenus noirs
Dans l'immeuble insalubre appartenant au père de François
Mais il n'est pas aigri, ni même raciste
Seulement triste...
Face aux dures réalités de la vie
Ivydall 03-04-09
Ce texte ne reprend pas les mots exacts du slameur,
je me suis simplement inspirée de son refrain
"Je ne suis pas raciste, je suis seulement triste"
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