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Tel un souffle ondulant
Tu aspires la vie intensément
Tu combats et fais fuir la mort
Loin des rêves et des corps.
Des mots gravés dans nos chairs,
Multiples furent les combattants
Nous éloignant de notre calvaire,
Toi seul fut gagnant.
Sur l’écran de nos phantasmes,
Qu’importe les cris hurlés
Les tortures et les barbelés,
Nous livrons nos ultimes spasmes.
Nos dents mordent dans ta chair
La raison ne suffit plus à avancer
Il nous faut encore, encore espérer.
Nos lèvres se mouillent à ton air.
Croire, espérer, se grandir
Boire à la fontaine
Refluer ce qui nous fait courir
Pour savoir dire je t’aime.
Bruno Mémin
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