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Me laisseras tu franchir la porte de ta conscience?
Pour y découvrir quelques unes de tes souffrances.
Car il y a tellement de peine ancrée dans tes yeux
Tu as mal, je voudrais pouvoir te calmer, juste un peu.
Non la vie n'est pas toujours un miroir qui te sourit
C'est un combat, avec son lot perpetuel de soucis.
C'est ce navire qui cherche continuellement un port.
Guettant la lumière d'un phare, pour tout réconfort.
A toujours tendre la joue, tu en as reçu des coups
Comme le fit jadis ton Dieu, tu encaisses et c'est tout.
Mais tes jours sont devenus acides, délavés, amers
Seule ta religion t'empêche encore de te foutre en l'air.
Tu ne sais plus cueillir ce bonheur, le vrai, l'éphémère.
Rongée, minée par ce sentiment de nullité sur terre.
Tu écoules ta vie sans en caresser la pureté, les joies
Mais dis toi bien que le secret est au bout de tes doigts.
Je t'écris encore mon amie, toi qui ne fixes plus la route
Sachant ce que tu traînes tout au fond de tes doutes.
Tu sais bien que je peux m'accorder à tes états d'esprit
Ca sert beaucoup à cela, en vérité , les vrais amis.
Patrick

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