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L'amitié salie (méfiez vous des confidentes!)
Jamais je n’aurais cru que tu aurais ce vice
De choisir l’amitié comme sinistre complice,
De parler en son nom pour te jouer de moi,
Hypocrite diablesse et sorcière à la fois.
Il faut que maintenant je vomisse ma haine,
Repensant à ces jours où j’ai confié ma peine
A toi qui devait rire de me voir si naïf,
Comme une mer taquine et torture un récif.
Tu disais que l’amour ne valait pas de scènes,
Que seule l’amitié offrait une vie saine,
Et moi je t’écoutais et je t’approuvais même,
Sans jamais percevoir ta belle mise en scène.
Tu t’es servie de moi par pure jalousie,
L’étendard « amitié » n’était qu’hypocrisie.
Grisée par ton succès tu as commis l’erreur,
De porter bien trop loin tes macabres ardeurs.
Et j’ai pu démasquer ta vile manigance,
Sous le voile trop blanc de la belle élégance.
J’ai brisé ton espoir de me voir effondré,
l’odieux machiavélisme a fini par sombrer.
Trouve donc aujourd’hui une autre âme ébranlée,
Pour lui jouer le jeu que tu sais imprimer,
Sur le cœur des blessés dont la fragilité
Dessert par lâcheté ta belle agilité.
Café Noir
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