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Dans la poussière du grenier
Plane l'odeur de fleur sêchée.
Tout m'y parait étrange, inhabité.
Objets morts, souvenirs abandonnés.
Le portrait d'un aïeul, bel inconnu
Et dans un coin obscur, hors de vue
La pénombre d'un très ancien bahut
Que même Emmaeus en ont pas voulu.
Souvent, je m'assois, face au portrait
Je lui parle, lui me regarde, intrigué.
Son visage étrange à m'en fasciner
Qui semble scruter le fond de ma pensée.
Je ressens sa vie, légère et frôleuse!
Prête à mordre de nouveau, belle, heureuse.
Un sourire derrière une moustache généreuse
Hors du temps, sans l'ombre de la faucheuse.
Prêt de ses mains, quelques fleurs sêchées
Belles et attirantes comme un beau souhait!
Un homme de guerre, un symbole de paix.
Un jeune zouave qui en quatorze posait
Avant que ne le tue l'horreur des tranchées.
Dans la poussière du grenier
Les fleurs des sortilèges ne fanent jamais!
Et les silences sous la massive charpente
Courtisent les secrets qui le hantent.
Il y a dans ce grenier, tant d'énergies differentes
Que la lumière du passé y est aveuglante.
Patrick
Entre deux songes 
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