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Il est là, face livide, tableau noir!
Il se rumine le cerveau, se nuit
L'idée lui manque, soir de défi
La pensée enrhumée de brouillard.
Ne pas être cette page qui se tourne
Suite de mots insensés, oublieux
Qui ne se lisent qu'une fois pas deux!
Etre le regard qui accroche, détourne.
Vouloir, encore, faire claquer les mots!
Chercher le verbe qui marque la peine
Ne pas être trois consomnes, deux voyelles
Mais une suite qui montre bien le beau.
Construire sans trop de répétitions
Ne pas donner la part belle à l'anaphore
Montrer que l'on sait décrire, encore
Que l'on ne fait pas dans la précipitation.
Pris en otage par une page blanche!
On y jette des regrets et des envies
De folles espérances, souvent des soucis.
Et l'encre coule, apporte la délivrance
Patrick
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