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Soixante-huit!J'y fis un hangard
Pour hiverner cinq caravanes!
Il ne contient que du bazar
Et je me perds dans ses arcanes...
J'avais cultivé deux jardins:
L'un sableux,l'autre volcanique.
J'y travaillais de grand matin,
Amoureux de l'effort physique?
J'avais planté bouleaux et pins,
Noyers,pruniers, cassis groseilles.
J'élaguais,je fanais les foins
Et mes efforts faisaient merveilles...
Mais,sans l'attendre,le temps vint
Ou mes ardeurs diminuèrent...
Je n'entretins plus mon lopin:
Buissons et genêts le gagnèrent.
Il faut dégager la clôture
Pour que le lièvre puisse entrer
Prendre sa part dans ma pâture
Et puis danser et fôlatrer...
Les lapins connaissent la buse
Qui donne accès sous le plancher.
Dans la galerie,on s'amuse
Bien mieux qu'en garenne et terrier!
Ca recommence tous les ans:
Herbe,feuillage,en abondance.
Heureusement,des artisans
Toilettent avec élégance...
Ils savent couper l'herbe à ras,
Tout en respectant la pervenche.
Je regarde...en croisant les bras,
La Croisette prend sa revanche!
(1)Un terrain proche du village
(Mon "boudoir" pastoral)
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