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Comme vous… Comme moi.
Comme beaucoup, je regarde souvent cette ancienne blessure
Elle reste vivace telle une intense brûlure
Que rien n’atténue, ni le temps, ni l’oubli
Elle fait définitivement partie de ma vie
C’est mon fardeau, mon éternel soucis.
Comme beaucoup, j’ai prié pour arrêter de me sentir si démuni
Quand je repense à cette période troublée
Quand je revois ses regards enchantés
Jamais personne ne m’a tant détruit
N’a poussé ma volonté jusque dans ses ultimes replis.
Comme beaucoup, les objets de mon désir sont opposés
Comment concilier l’intense passion qui m’habite
Et cette aspiration à la stabilité qui jamais ne me quitte
Un tel choix ne devrait jamais être imposé
Chaque jour, je me sens un peu plus déchiré.
Comme beaucoup, je me suis souvent demandé
Qu’est ce qui peut bien me rendre si arrogant ?
Les sentiments ne sont pas de ces mécanismes arrangeants
L’homme n’a pas le loisir de guider ses pensées
Il en est l’unique résultat, mais n’y peut rien changer.
C’est Son fardeau, Son éternel soucis…
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