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Des prémices du jour naissant, tu es l’astre d’or,
Belle Sika, Dieu t’a fait gardienne de son trésor.
Les sœurs Moire n’auront sur toi aucun pouvoir,
Et tu brilleras dans le noir ciel de mon désespoir.
Chaque jour qui passe est un nouveau printemps,
Pour les vallons et prairies de ton sourire couchant.
Dans l’obscurité crépusculaire de mes yeux t’épiant,
Quelquefois, libéré par ta lumière, je me surprends.
Quelquefois la nuit, ton corps sans cesse modelé,
Sous les mains expertes de fines perles de rosée,
Qui, sur tes courbes roulent pour mieux les dorer,
Et donnent à ta peau une teinte fauve et bronzée.
Il n’y a pas d’étoiles qui ressemblent à tes yeux,
Ni un lieu qui a leur féroce magie, leur douce féerie.
Tes yeux sont la somme des rubis dans les cieux,
Et dont ton regard suffit pour pendre ou donner vie
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