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Voyageur vers mon infini
Contre le souffle de l'oubli
Dans l'étouffoir de mon corps
Ces notes floues s'évaporent.
Suite de sons sur le dévers
En dissonnances non passagères
Volutes voilées des partitions
Temple oublié des variations.
Jouez pensées jusqu'au matin
Cette jolie fugue en contrepoint
Dans mon espace sans harmonie
Déchirure, bémol se veut ma vie.
Blanche, noire, les doigts s'affolent
Le coeur en saigne et m'isole
Papier musique, portée tragique
Souffrir en mes silences, pudique.
Note sensible et sans pause
Au creux de l'oreille se pose
Légère, elle s'envole et s'élève
Un air de musique, dans un rêve. 
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