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Le vent souffle fort,
Pendant que tu dors,
Ton sommeil profond,
Inconscient sans nom.
La tempête lève,
Comme on fait d’un glaive,
Avant le combat,
Qui se passe là.
Vois, plus rien n’est là,
Plus personne, et toi,
Tu vas solitaire,
Que peux-tu bien faire.
Le vent souffle fort,
Et tu fais le mort,
Perdu dans ce monde,
Que tu trouves immonde.
Tu vas, solitaire,
Parcourir la terre,
Les cheveux au vent,
Personne comprends.
Tu as rencontré,
L’imbécillité,
Des humains tarés,
Un peu attardés.
Le vent souffle fort,
Tes idées encore,
Voyagent au plus près,
D’un rêve espéré.
Alors là, bientôt,
D’un grand feu de mots,
Tu cesseras tout,
D’écrire, d’un coup.
Le vent souffle vite,
Qui te précipite,
Vers ta destinée,
Toute désignée.
Et les spectateurs,
Dedans leurs valeurs,
Applaudissent en chœur,
Feignants d’avoir peur.
Qui ne savent rien,
Mais qui parlent bien,
Qui prennent plaisir,
A te voir mourir.
Le vent souffle fort,
Cette odeur de mort,
Sur l’humanité,
Qui va déguster.
Et seul comme un rat,
Tu sais tout cela,
Que ces jours devant,
Vont être sanglants.
Tu sais les manœuvres,
Que font des couleuvres,
Pour sembler crédibles,
De tout leur possible.
Juste un peu d’amour,
Aurait suffit pour,
Sauver bien des vies,
Mais tout est fini.
Dans la jungle urbaine,
Plein d’énergumènes,
Comme des fourmis,
Encore en sursis.
Le vent souffle fort,
Cette fois très fort,
Ca va chambouler,
Des réalités.
Tu marches, encore seul,
Comme toujours seul,
L’amour t’y crois plus,
Il n’existe plus.
Même quand des fois,
Juste un peu t’y crois,
Chaque fois il passe,
Quand tu te ramasses.
Des mots, oui des mots,
Ca coûte pas trop,
Mais pour l’amour vrai,
Tu en es pour tes frais !
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