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Ainsi va la vie.
A éviter les noirs écueils
A espérer de fausses plages
D’un peu d’amour on fait le deuil
Et l’on survit aux gros orages.
Aimer à s’en vider le cœur
Y croire encore aux bras du rêve
Dans le grand lit du flot berceur
Bien que voile au jour se lève.
Le fleuve enroule indifférent
L’arche du pont ou le vieux saule
La berge lit d’anciens amants
A disparue sous l’herbe folle.
Anita
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