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Dix heures seulement...Prévoyant Cantalou,
Je suis sur l'autoroute,à Roquencourt,Saint-Cloud.
Déjà,l'accordéon des voitures bafouille...
Je vais noter,à chaud,les points de ma patrouille.
J'ai rarement senti Paris aussi nerveux:
L'aubergine au trottoir,a le crayon fiévreux.
A chaque angle de rue,un flic qui verbalise,
Tantôt le flot s'emballe et tantôt il s'enlise.
Aux carrefours,coups de klaxons tonitruants...
De pépés agacés,de fous,?Pas se truands?...
Un <<semi>>nez camus bougonnant de lanternes
Flaire au dos ma Rover,poussé par ses citernes.
Sur les <<périph'>>,on roule à cent!Sur l'auto-pont,
Des affolés du train me traitent de Breton...
Un camion me double à droite!...Et je le sème
Sans ostentation,pied de nez,sans problème.
Les couloirs réservés aux taxis,autobus,
Sont encombrés d'inconscients olibrius.
Les privilégiés des bandes les plus fluides
Sont sans aura,dans le tonneau des Danaïdes!
Retardés par les feux,les travaux,les livreurs
Aux invectives sourds,aux injures,aux pleurs.
C'est le zigzag houleux des pneus contact qui crissent,
Le ballet dangereux des motos qui vrombissent!
Elle n'a que deux plats,la carte au restaurant,
La terrasse est déserte.Ici,nul mouvement.
Tout un peuple remue à l'église à Montrouge:
Aujourdh'ui,c'est la grogne!Et çà passe,et çà bouge!
Rue Marie et Louise,on déploie un écran:
L'entreprise s'étale.Ecarte-toi,manant.
Un panneau menaçant vous promet la fourrière
Si vous stationnez trop près de la barrière.
J'avais peur d'être à court,à sec de carburant,
Le pompiste,étonné,m'a souri,rassurant.
J'ai donc,avec Gérard,vu deux hommes sensibles,
Je suis resfé muet,parmi les irascibles!
Gérard,mon neveu, !
En 2008:Ilvoulait,planqué dans l'Ardèche
S'accorder son imprimatur.
Un virus l'a mis dans la dèche!
Cinquante-huit ans,halte au futur!
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