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A midi, mes <nanas>en turbans et tentures,
Se lancent à l'assaut des champignons, des mûres.
Le temps est incertain,l'itinéraire ingrat:
Marie,en talons hauts,Guita:le soulier plat!
Elles vont affronter les ronciers dans les sentes,
Mais ne grimperont pas et prendront les descentes.
Je vais les déposer au bois de Pétourou,
Et je leur laisserai le licol sur le cou...
Leur aspect fait penser à des truands célèbres...
Elles n'ont peur,ni des faunes,ni des ténèbres...
Leur but n'est pas l'appât du gain des maquignons,
Mais partager,ce soir,un plat de champignons,
Tester leur résistance au climat de l'automne,
Laisser pour un instant l'intérieur qui ronronne,
Découvrir une fleur,un oiseau,le rayon...
Des toiles d'araignée en travers d'un layon.
Au retour de mon escapade à la pétanque,
Les rosés sont parés,poivre et sel,rien ne manque.
Ce soir,en plaisantant,ils nous régaleront,
Mais ce sera plus tard,nos palais attendront,
Car il nous faut aller saluer Lacharpagne,:
Solitaire à plein temps,dans un coin de cocagne.
C'est à peine vingt heures,il vient de se lever!
Avec lui,cent sujets seraient à relever...
Marie a peur du froid:adieu l'anachorète,
pour les Genévriers,reprenons l'escampette!
Pour arroser l'extra, je me sers l'apéro...
Guita,Marie ont soif:haro sur le porto!
Leur réflexion fut:<<Et si nous tombions raides?...
Les croque-morts demain nous trouveraient bien laides!>>
Nous avons dîné fin,avec la bonne humeur,
Elles ont pris:Télé!J'ai préféré:Rimeur!
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