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S. O. S.
J'ai connu dans ma chair les affres et les tourments,
Lumière aseptisée qu'on fixe en s'éveillant,
Ballet de blouses blanches et mots réconfortants,
Sur un lit de douleur le corps taché de sang.
J'ai laissé tout là bas une partie de moi,
Le berceau de l'enfant jamais ne reviendra,
Les cris d'horreur font place à tous les cris de joie,
Le vide à l'intérieur que personne ne voit.
La vie depuis n'est plus complètement la même,
Changer hier en demain, la haine en un je t'aime,
Sourire au bord des larmes, ta main dans la mienne,
Se dire que malgré tout on a eu de la veine.
Je me suis accrochée à une main tendue,
Virtuelle apparition même pas attendue.
Par un fil aussi mince, dis-moi, qui aurait cru
Qu'elle prendrait tant de place dans mon cœur mis à nu ?
Mais elle a disparu l'apparition virtuelle
Me laissant un grand vide amer au goût de fiel,
Les cris les SOS envolés vers le ciel
Ne sont pas entendus, était-ce bien réel ?
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