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Une île, un soir ...
Un soir, peut être, à l'heure où le soleil s'efface
Une île montera du fond de l'océan
Découpant ses bouquets de palmes à la face
De l'horizon drapé des pourpres du couchant.
L'eau sera transparente et l'écume des vagues
Viendra mourir sans bruit sur le sable doré
Notre barque, passé le récif et ses ragues
Entrera dans le port qu'elle avait désiré.
On y reconnaîtra des parents sur la plage
Des amis disparus, les jeunes et les vieux
Un chant de bienvenue montera du rivage
Les voix porteront loin dans l'air silencieux.
La quille raclera le sable de la grève
Une main se tendra pour nous encourager,
Tout sera clair et doux comme dans un beau rêve
Et les flots de l'oubli viendront tout submerger.
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