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Avec des curieux du travail folklorique,
Nous allons profiter d'un usage ancien:
Distiller de l'alcool!et sans taxe!authentique!
Je suis bouilleur de cru:Mille degrés! pour rien!
Cent à cent-vingt kilos de fruits blets en compote
Me rendront environ vingt litres d'<omnibus>
Par distillation sur le chantier-roulotte
De Chaudez,artisan,conservateur de l'us.
On voit de loin,fumer la haute cheminée,
Toile et tôle rustique abritent l'alambic,
Castel de bidonville au fond de la vallée,
Vestige rarescent de l'atelier public:
Une chaudière et quatre pots de cuivre rouge
Qu'on emplit de marc sec ou de bouillons vineux
En vidant des seaux noirs,des récipients de bouge
Pour que coule le jet d'alcool blanc capiteux.
Chaudez tâte un tuyau,tapote un manomètre,
De charbon de Brassac ...attise le foyer,
Consulte les avis de son alcoomètre,
Sans hâte...Il ne saurait jamais se fourvoyer.
La cuisson terminée,on vide par la base,
Le liquide épuisé bouillonnant de vapeur.
Avec le décalitre,on mesure, on transvase
La gnole qui revient à chaque producteur.
Après chaque cuvée,on déguste,on compare...
Qualités et parfums rendent plus éloquent.
A six heures du soir,chacun prendra sa jarre,
Le contrôle est éventuel,mais pas fréquent.
Christophe et Jean Troulier transportent ma vendange,
Monsieur Moulin conduit le bouilleur et Guita.
Ils recevront du<maître> un poème en échange,
Un sucre <à l'omnibus>et pas au ratafia!
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