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Ô vent qui soulève des remous de sable,
Le soleil joue son feu d’artifice,
Derrière la lagune, cette inconsolable,
La lune éperdue, caresse d’un caprice.
Doucement le ciel et l’horizon s’épousent,
La nuit descend de son rideau d’argent,
Des étoiles s’effilent, grimacent et se décousent,
L’ombre se reflète, au-delà l’océan.
Les vagues déferlent dans l’obscurité,
Le long du rivage, se meurent les traces,
Près de la grande ourse, tournoient les pluviers
La terre tourne, tourne, sans perdre la face.
A l’aube nouvelle, la lune s’éteint,
Des nuages fins, dans le ciel s’égarent,
Ô mer mon aimée, ô rivage sans teint,
Laisse-toi bercer, à la lueur du phare.
Sandrine
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