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Quand s'entassent les ans sur les vieilles épaules,
Tous ceux qui n'ont pas eu leur billet pour les pôles...
Retournent bien souvent l'urne du souvenir
Pour revoir ce passé qui fut leur avenir.
Seul,ou près d'un ami,tombe le crépuscule,
On revoit les absents du petit groupuscule...
Paul souffre d'un genou,déficient lâcheur,
Qui retient prisonnier l'invincible marcheur.
L'attente d'un greffon,pour la cornée en panne,
Impose à Prosper,un repos sur ottomane.
La rose de Ronsard ne vécut qu'un matin...
La nôtre se lamente:<<On s'incline...au déclin!>>
Dérapage! Au fossé!Voilà notre Eliane
Endolorie en bleus,doit changer sa mégane!
Adrienne se plaint des misères du sort...
La douleur suit partout et jamais ne s'endort!
Et votre serviteur se dit:<<Tiens bon la rampe,
Ménage ton crayon,laisse passer la crampe,
Tu ne vas pas tarder à payer ton écot,
Mais de la fin du siècle,au moins,écris l'écho!>>
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