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C'est au détour d'un chemin,
à la sortie d'un de ces petits bois
parcourus de multiples sentiers
qui peuplent les Monts de Vaucluse,
que je tombai sur les deux cerisiers
de mon enfance,me sembla-t-il,
ou,plutôt,ce qu'il en restait:
cassés,démembrés,arc-boutés,
enfouis en partie dans de hautes herbes;
il ne restait à l'un d'eux qu'une branche prolifique,
en clair chargée de fruits;et quels fruits:
mûrs à souhaits,goûteux,croquants,et...naturels.
Je m'empresse de cueillir "mes" cerises,
justifiant de mon acte indélicat par le fait,
qu'à ce stade de maturité,les" pôvres"
gravement délaissées,n'auraient été appréciées
que par quelques insectes,parmi lesquels
deux ou trois magnifiques scarabés,
qui s'envolèrent bruyamment à mon approche;
mais je décidai, grand seigneur,de leur laisser
le bouquet de fruits qu'ils avaient convoités...
Poursuivant mon chemin,
Je quitte ce lieu authentique
Et agréablement préservé...
L'air du matin,
L'odeur des pins,
Le parfum des fleurs,
Mes pas alertes dans cette nature provençale
Lumineuse et odorante,
Chaque escapade est un bonheur renouvelé...
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