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Mon chien
Tu m'attends sur la table en agitant la queue,
Dès qu'un passant s'arrête pour discuter un peu,
Tu restes gentiment prés de moi allongé,
Assis sur le fauteuil de la salle à manger.
Tu me regardes triste quand tu sens que j'ai mal,
Tu agites la tête, te dis que c'est banal,
Qu'il faut rester tranquille et recevoir ma main
Qui se traîne fragile sur le bas de tes reins,
C'est comme une caresse tu as si mal aussi,
Car ta patte trésaille sur le bord du tapis,
Tu vois, on se comprend sans pouvoir se parler,
Et je sais quand tu pleures et même quand t'es gai!
Maintenant ton regard accroché sur la toile
Semble me dire: « alors on hisse la grand'voile,
Allez résiste encor, bientôt ce sera bien,
On sera tous les deux sur le même chemin,
Je pourrais gambader comme on faisait jadis,
Aller chercher le bois, là, tout prés du taillis,
Des lilas de maman si parfumés en mai
ou des rhododendrons, plantés prés de l'entrée. »
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