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Comme ce mendiant,
Qui guettait les miettes de la table du roi,
Elle guettait ses mots du matin au soir
Les consommait avec parcimonie
De peur d’en manquer aux jours d’orage…
Ces jours où seul le silence remplissait le vide
Le temps ayant jeté sur les mots son emprise…
Comme ce mendiant,
Qui se délectait des mets du roi,
Elle se délectait de ses mots du matin au soir
Commençait alors, dans un doux corps à corps,
Le rencontre des mots avec un cœur en émoi
Comme ce mendiant,
Qui se désaltérait à la source, près du jardin du roi,
Elle se désaltérait avec ses mots du matin au soir
Les dégustant tel un cocktail
Aux multiples saveurs
De chaque vers
Elle s’enivrait
Ivydall © IFW128
20-05-09

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