|
Quand mes cendres éparses serviront de couche
aux ébats des amants, dans quelque champs de blé ;
Vous qui fûtes ma douce et que j'ai tant aimé,
Rirez-vous de celui qui craignait votre bouche ?
Et lorsque vous irez, votre main dans la sienne
vous promener en ville aux lueurs des cités ;
Sourirez-vous toujours des ballades anciennes,
que nous fîmes ensemble en le cœur des forêts ?
Mais, las de prier Dieu pour que tu nous reviennes,
je m'assieds sur un banc et regarde ces gens,
qui se tiennent par deux et se moquent du vent
qui me glace le sang et soulage ma peine.
Fermant les yeux sous la neige et le jour tombant,
ignoré par ceux que nous ne serons jamais,
et que l'ombre enfin, daigne venir m'embrasser,
je songe à ce sourire et toi que j'aime tant.
Louis Engival
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=engival
|