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L’usine Darboussier
Dans les eaux calme et paisible de la Darse,
Le Ber se présente sous la grande grue ;
Dans quelques heures sa cale sera mise à nu
Aux yeux des petites barques éparses.
Cependant, la marée joue une farce
Avec les longues chaînes suspendues
Que le sel emporté par l’air mange cru
Comme la viande à demi cuit d’une farce.
Non loin, un gros vapeur noir mouille dans la baie ;
Deux yoles chargées de sacs brun, se collent à son flanc
Dans quelques jours il repart pour un port français
Le sucre de canne est mieux que le sucre blanc.
La nuit quand la ville ferme ses paupières
L’usine comme une grande fourmilière
Anime les rues depuis Dubouchage
Jusqu’aux portes de l’usine à Carénage.
Cocks Georges
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