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Oh ! restez où vous êtes
Idées pas même nettes,
Qui mettaient des couleurs
Sombres sur le bonheur.
Nuages noirs pluvieux
Il se pourrait bien que
Votre ombre généreuse
Ne fasse qu’une pause.
Oh ! idées passagères
Qui nous mettent en guerre,
Passez votre chemin
Allez promener loin.
Car j’ai pour habitude
De curieuses attitudes,
Voir dans ce qui paraît
Ce qui reste de vrai.
Bien assez de ressources
Pour bouger ce qui pousse,
Bien assez de moments
Pour prendre bien mon temps.
Oh ! poussez-vous d’ici
Ténébreux ennemis,
Pensées, vœux, vils soucis,
Eloignez-vous d’ici.
Comme tout un chacun
J’ai des espoirs défunts,
Mais il en reste encore
Qui me collent au corps.
Aussi lorsque naviguent
Aux abords de jours vides
Des idées plutôt sombres
Je reste dans mes nombres.
Et parmi mes amis
Tous, jusqu’à l’infini,
Je préserve le son
Les paroles, le bon.
Ces moments vrais de vrais
Forts de simplicité,
Sans plus de cinéma
Tous ceux-là qui sont là.
Et puis un jour qui vient
Qui passe l’air de rien,
Et nous laisse intact
Ou fait un fort impact.
Alors, idées déçues,
Allez voir si j’y suis,
J’ai pour vous remplacer
Des souvenirs sacrés.
Des musiques choisies
Avec un soin précis,
Des spectacles à foison
Où je prends mes leçons.
Car je sais qu’ils existent
Les meilleurs dans la liste,
Que tous ne sont pas laids,
Que tout n’est pas raté.
Que dans les météos
Il y a des variations,
Que dans les numéros
Il y en a qui sont bons.
Cynique histoire
Où tous les choix débouchent sur un résultat,
Oh ! patinoire !
Où nous posons nos pieds pour parfaire nos pas.
Alors, allez, du vent ! Idées tordues,
Laissez-moi libre l’air, comme il fut aperçu,
Gardez pour vos façons vos manières insidieuses,
Allez ! Laissez-moi vivre dans des journées rieuses.
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