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À l’heure faible des soupirs,
Du geste lourd et inutile,
Dans ces combats où l’âme expire
Un dernier cri qui se mutile,
Dans les brides du temps perdu
Où se damnent les fées dociles
Pour suivre le chant attendu
D’une lumière indélébile
Quand nul n’y voit l’éclat de feu,
L’humaine face mise à nue,
En aller simple et généreux
Qu’elle livre sans retenue.
Je boirai l’aube de ses mains
Les mots qui pleurent de ses doigts
Puis tracent l’encre au parchemin
Tel un dernier signe de foi.
Car le plus beau côtoie le pire,
Le désespoir touche l’immense,
Là où le don que l’on aspire
Prends les reflets de l’innocence.
Et la nuit enfante le jour
A l’abandon de sa douleur,
Aux confins des sombres détours,
La vie pour ultime valeur.
1er Juin 2009
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