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M.
Comme toi, dans le vent, je viens pour respirer,
Autre chose que ça qu'ils nous font avaler,
Loin des gémissements des gens qui sont nantis,
A côté de leurs pompes, ils s'inventent des pluies.
J.
Les mots ne durent pas plus qu'un souffle de vent,
S'ils parlent de l'amour, et de beaux sentiments,
S'ils disent au nom de l'âme, qu'ils prétendent avoir,
Des sentiments certains qu'ils prétendent savoir.
M.
Des images surfaites, bien soignées de l'ego,
Pour cacher le mépris qui mène le bateau,
Vanités ridicules d'orgueils anachroniques,
De son point de vue sûr, confortable critique.
J.
Et confondant l'orgueil avec la dignité,
La vanité avec la supériorité,
Ce besoin d'attendrir, pour que dans les chaumières,
On pense que madame se perd dans les prières.
M.
Le miroir du matin connaît bien le chemin
De cette vérité de chaque lendemain,
On construit des mensonges, pour masquer ce qui est vrai,
C'est facile, mais très cher à payer après.
J.
Consternation certaine, et puis tout reccommence,
Et les mêmes erreurs et les mêmes errances,
A vouloir le bonheur, sans vouloir rien payer,
A vouloir tout gagner sans oser avancer.
M.
Tu as raison, Jeremy, laissons souffler le vent,
Il contient l'essentiel des secrets, autrement
Des regards abdiqués sur de simples nombrils
Il élargit les coeurs, d'un battement de cils.
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