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Je suis le crin sauvage qui parcourt la vallée,
fouillant d'un sabot endiablé le sol léger
dont l'herbe vole en éclat, en de pleurs dorés;
je m'en vais conquérante dans les champs de Coré.
Le vent des vieux rivages, je vis ma liberté.
Le vent dans le visage, le galop éffréné.
Ah, je suis hors du temps...Ah, quelle plénitude!
Oh, le paysage me tourne, je fonce,je le dénude...
Stop! Ne brulons pas les ailes de cet dur acquis.
Trop de larmes ont coulé, l'échine a trop souffert
pour savourer ce jour, j'ai dû gouter le fer
des maîtres qui punissaient ma soif avide de vie.
Avant dans le passé, il y avait juste l'enclos,
qu'une selle bien attachée, crinière et robe lustrées.
Combien s'emmerveillait de cette soumise beauuté.
Combien je m'ennuyais dans ce vil box de faux.
Maintes rebellions faites autant de coups reçus.
je ne voulais plus de joug ni d'attache ni rien,
je ne voulais que moi, les authentiques chemins
où les voiles se découvrent laissant la belle âme nue.
J'y parvint, me voilà. J'y parvint et voilà...
Je tremble et je m'enfuis quand retentit la voix.
La voix de l'homme, ces loups de foret, qui guettent là...
Quitter un maître pour un autre...mais...est ce donc une loi ?
Aucune liberté n'est elle donc possible ?
Et l'un...Et l'autre...Ne peut on pas être indomptable ?
Dois je passer ce ravin en Pégaze vraissemblable
pour enfin quitter ces règles qui rendent le sort horrible...
Mily
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=mily
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