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Souvent
Souvent, sans bien définir tout à fait,
On ressent ce qui manque, lorsque l’on se dit : quoi ?
Avec de l’amertume, un peu, dans les idées,
On se ferme sur soi de ne pas dire : toi !
Et les jours qui s’étirent perdent de leur attrait
Quand on dit : tout cela, ce n’est pas partagé !
Tous condamnés à mort, nous cherchons en la vie
Des raisons d’espérer que d’autres ont détruit.
Et puis si quelquefois, la tête dans les mains,
Pour pleurer ou gémir, pour compter les regrets,
On peut tout oublier de nos malheurs, demain,
Pour peu qu’en un instant surgisse l’espéré.
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