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L'ardoise et son crayon,à l'école primaire,
C'était pour l'A.B.C. des petits débutants,
Solide et peu coûteux pour le travail scolaire,
Les résultats n'étaient pas toujours percutants...
Le crayon était dur,menu pour les doigts frêles,
L'épée à dessiner,la flèche du savoir
Difficile à guider dans ses écarts rebelles,
Il mimait le modèle ècrit au tableau noir.
C'était le seul outil pour les apprentissages
De la préhension,de l'imitation.
De sa pointe naissaient des bâtons,des jambages
Parallèles tordus...par l'application.
La maîtresse prisait l'adresse manuelle
Et l'exécution,la maîtrise du trait,
Jugeait bon de passer à la phase nouvelle:
L'écriture au cahier,l'espoir d'un autre attrait.
C'était au crayon gris qu'on alignait les signes,
En ratant,très souvent,larayure <<Sieyès>>,
Il fallaiy respecter l'écart des interlignes
Mais les débordements,nombreux,faisaient florès.
Il fallait rattraper les erreurs de la mine
A la gomme mouillée et le mal s'aggravait.
En frottant,on éparpillait la plombagine,
La tache s'étalait...,ou le papier craquait.
Enfin!levait le jour d'écrire au porte-plume:
Un honneur réservé au mérite des grands.
Cette promotion,si lointaine,s'embrume
D'efforts désespérés pour des essais navrants.
Car une plume<<Henry>>,<<Sergent-major>>ou<<lance>>...
C'était la baïonnette enduite de sang noir!
Pour partir à l'assaut,comme un soldat s'élance,
L'enthousiasme en faisait un cutter-aspersoir...
La pointe transperçait la surface rugueuse,
Dérapait du niveau,vers le haut,vers le bas,
Glissait des doigts tremblants de la main trop rageuse
Et l'encre éclaboussait,honteuse en pâté gras!!!
Arrachée,on voyait la page disparaître...
Il fallait,dur le champ,renouveler l'effort.
La plume obéissait,docile,à notre maître,
Mais pour les écoliers,quel engin d'inconfort!
Plus tard,on essayait l'encre bleue ou violette,
La rouge,pour le maître et les corrections.
Puis vint du baron<<Bic>> le crayon à roulette...
Adieu plume d'acier...et tes émotions!
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