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Pour quelques reflets …
Ce soir meurt la fleur de lune
Fragile en sa vasque de nacre
Ainsi s’envole une larme d’ancolie
Poésie pour un paradis perdu
Ce billet me rapproche de toi
Feuillet intime d’une mise à nu
Secrète plénitude, pudique ardeur
Tout me ramène à ton reflet
Au vertige d’être un arbre…
Bouillonnement de ma sève étranglée
Là se joue le serrement de l’espérance
Là d’un dehors pour le suspendu
Délicates lèvres aux mots,
Aux saisons qui musardent
Par la lande désormais immobile
Le temps s’écoule, le vent s'épanche
Belle noyade … courant improbable
A la lecture de mes contrastes
Tu es hier, tu es demain, tu es là
Parmi les frondaisons aux vents d’agapè
Pardonnant au fou hurlant.. l’absence
Frôlant chaque pousse, chaque pierre
Enfantant dans le chaos qui me foudroie
La boréale d’octobre, les pierres de lune
Mais regarde il déjà si tard…et je frissonne
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