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Yaël
Son prénom déjà seul
Me met les larmes aux yeux
L’amour aux lèvres
Et le cœur en fête
Son prénom c’est un poème
Je m’enivre à le lire
Et meurs à le murmurer
Dans l’extase des nuits
Et la candeur des matins
Son prénom c’est un chant
Le plain chant qui s’en vient
Dans un couchant tiédi
D’oiseaux fous éployés
Qui pépient l’impossible
Son prénom c’est la fête
C’est grand bal au château
Les chevaux blancs qui piaffent
Et l’insolente incandescence
D’un corps de femme en robe longue
Son prénom c’est l’été
C’est le palais d’Aurore
Et la voix de Nerval
Toute une gravité
Qui vous grimpe à la gorge
A vous en étouffer d’infini
Son prénom c’est une valse
Un silence et deux temps
Qui trottent leur chemin
Son prénom c’est le ciel
Et la pluie
Crépitant sur un lac aux allures de lune
Son prénom c’est un fruit
Sucre et chair
Dans la bouche qui fond
Je vous le dis son prénom c’est
Le frisson du désir quand il franchit vos lèvres
16 juin 09
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